
Comment porter une chemise : le guide des situations
- Au travail, avec cravate
Porter une cravate implique de fermer son col. Le chic masculin ne tolère pas d’exception à cette règle sauf exception comme une longue, très longue soirée de travail. Dans ce cas, et seulement dans ce cas, elle pourra être dénouée, légèrement desserrée et laissera bailler la chemise dont seul le premier bouton sera ouvert. Il est conseillé dans ce cas de se retrousser les manches afin de se donner un look « affairé » comme les avocats dans les films américains, ou les flics fatigués par un interrogatoire. Une cigarette au coin des lèvres viendra compléter la panoplie. Veiller à ce que la chemise ne sorte pas de votre pantalon derrière, ni évidemment devant. Savez vous comment on vérifie qu’une chemise a la bonne longueur derrière ? Dans un avion : si elle ne sort pas du pantalon après que vous ayez posé votre bagage en hauteur dans le casier, c’est qu’elle est parfaite.
- Au travail, sans cravate
Quelle que soit la saison, vous éviterez de déboutonner exagérément votre chemise. Principe absolu : le premier bouton, lui, doit impérativement être ouvert. L’unique raison pouvant expliquer cette faute impardonnable serait un froid polaire et l’obligation de fermer jusqu’en haut pour éviter les courants d’air. Le deuxième bouton peut lui aussi être ouvert à condition qu’il ne découvre pas trop le torse et que ce dernier ne soit pas trop poilu. Le poil qui dépasse de la chemise est l’ennemi de l’élégance. Abstenez-vous. Tout comme la mise en valeur excessive d’un bijou. Peut-on se permettre de porter la chemise en dehors du pantalon ? Tout dépend du pantalon ! Si c’est par exemple un Super 100 à pinces anthracite, soit un modèle plutôt habillé, mieux vaut éviter. Dans le cas d’un jean ou d’un pantalon en toile, c’est possible. Inutile, alors, de vous encombrer d’une veste.
- A un dîner
Carte blanche. Cela dépendra surtout de la saison, du lieu, et bien sûr du type de dîner.
La saison, on l’a vu, a de moins en moins d’influence sur la chemise. C’est surtout la situation qui compte et impacte le choix. Un dîner amical en vacances sur une île ou en ville l’hiver, ce n’est pas la même chose qu’être invité au restaurant par son patron. La grille de choix est donc à calquer sur celle des « situations ». Du plus sobre au plus excentrique. N’oubliez jamais que la chemise est le meilleur moyen de « relaxer » un look tout en restant élégant et dans le coup. Exemple : un dîner de boulot auquel vous ne voulez pas arriver comme pendant la journée, sachant que le code est veste/pantalon. Prenez un costume habituellement porté au bureau, trouvez une chemise un peu mode. Cintrée, couleur de l’année se mariant bien avec votre look. Pas de cravate. Ne mettez rien d’autre. Le tour est joué.
- Le week-end
La chemise blanche portée sur un jean semble être l’uniforme du moment. Des milliers de variantes possibles tant sur les couleurs que les motifs. Maître-mot : se sentir bien, varier les plaisirs, se faire plaisir justement.
- En vacances
La chemise devient le vêtement habillé, qui donne de l’élégance quel que soit le bas, bermuda ou vieux jean’s. On met une chemise le soir pour dîner. On se lâche sur les motifs ou on le joue sobre, c’est-à-dire blanc ou bleu ciel pour bien faire ressortir les couleurs prises dans la journée. Le coton apaise les coups de soleil l’été.