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Les 5 étapes clés de la fabrication du coton

Les 5 étapes clés de la fabrication du coton, dont le filetage, qui détermine la qualité du tissus sont les suivants:

1. L’égrenage :  juste après la récolte.

Les fibres sont séparées de la graine par des égreneuses : à scies (les plus courantes), à rouleaux (pour longues ou très longues soies). Elles sont nettoyées. Vient le pressage, qui consiste à rassembler le coton un peu comme on le fait pour la paille lors des moissons. Il s’effectue en balles de 80 à 230 kg. Une convention anglaise a fixé le poids d’une balle : 480 livres, soit 217,7 kg.

Le classement des balles de coton ainsi constituées se fait ensuite progressivement d’une manière automatique. Il reste sur la graine le fuzz (ou linter) de faible valeur qui pourra être enlevé mécaniquement ou chimiquement par la suite, par l’opération de délintage.

2. Filature : le coton devient fibre. Il est ensuite catalogué.

L’opération consiste à ouvrir la fibre venant des balles, à la nettoyer, la mélanger, puis à la mettre sous forme de mèche avant la filature proprement dite.

Le traitement des fibres n’est pas le même selon qu’elles sont longues ou courtes. La technique employée pour la filature peut prendre deux formes : à anneaux (ring spinning) ou à rotors (open-end), la plus rapide des deux, mais conçue pour des fibres plus courtes.

C’est à cette étape de fabrication que l’on lui attribue un « numéro de fil » (aussi connu sous le nom de « titre du fil »). De quoi s’agit-il ? Du numéro attribué à un fil en fonction de son poids par longueur, ce qui permet de déterminer sa finesse. Il existe pour cela plusieurs unités de mesure :

. le denier, employé pour les fils de soie.

. le numéro métrique, utilisé pour les fibres, exprimé par le nombre de mètres au gramme.

. le tex, qui est l’unité normalisée internationale, correspondant au poids en grammes de 1 000 m de fil. On utilise habituellement le sous-multiple décitex (poids en grammes de 10 000 m de fil) ;

. le numéro anglais, enfin, habituellement utilisé pour qualifier le tissus de chemise. Il est exprimé par le nombre d’écheveaux de 840 yards (768,1 m) contenus dans une livre anglaise (453,6 g). En clair : un tissu « 120s » signifie que 92,172 mètres de ce fil pèsent 453,6 grammes. Le « s » suivant le numéro du fil indique qu’il s’agit de fil simple. Plus le fil utilisé est fin, plus le numéro du fil est élevé. Le titrage des tissus de chemise s’échelonne entre 16 et 200. Les tissus au titrage supérieur à 170 ont l’inconvénient de se froisser très facilement. On privilégiera les titrages compris entre 120 et 160 si l’on compte porter une chemise pour une journée entière et non pour une seule soirée.

Les chemises qu’on trouve dans le prêt-à-porter n’indiquent pas, en règle générale, le titrage du tissu utilisé, ni les autres éléments techniques de tissage. Les tissus utilisés en confection sont habituellement des 80 ou des 100. On ne trouve habituellement les titrages élevés que chez les fabricants de chemises sur mesure (qu’il s’agisse de demi-mesure industrielle ou de grande mesure).

3. Le tissage : le fil devient un article textile. Le gage de qualité du double retors.

De la simple bonneterie, à la dentelle, la broderie, la tulle, les draps, velours, sans oublier les tissus adaptés aux chemises. L’opération démarre par la torsion. On enroule le fil autour de lui-même un certain nombre de fois. Cela le renforce en liant fortement les fibres le composant les unes aux autres. Le réglage de la quantité de torsion permet de faire varier l’apparence du tissu. Le coût d’un fil est proportionnel à la quantité de torsion qu’il a subi. Un fil peut être tordu en « S » ou en « Z ». La direction de torsion habituelle est dite « tors gauche Z ». La torsion se mesure en « tours au mètre », soit le nombre de tours par unité de longueur que fait un fil par rapport à son axe. Le voile a un niveau de torsion extrêmement élevé. L’idéal est de porter des chemises avec des fils « double retors ». Le retordage permet en effet d’augmenter la qualité, la résistance (évitant les bouloches) et le diamètre du fil.

4. Finition : blanchiment, teinture ou impression et divers apprêts (ainsi le lessivage à la soude, opération de mercerisage), donnant un aspect soyeux et brillant et renforçant la résistance.

5. Transformation : d’ordre artistique (dessins, coloris, contextures ou armures de tissus) et commercial.

Source : Cirad-CA (programme coton), ICAC. Quid.

La très grande majorité des chemises est en coton. Oubliez les tissus synthétiques. La soie est trop chaude, peu masculine sauf en de rares circonstances. Cette plante est récoltée aux Etats-Unis, en Egypte.

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