
Les coupes : classique, semi-cintrée, cintrée
S’il est bien un élément qui a peu évolué au cours de l’histoire de la chemise, c’est bien sa coupe. Le col, les poignets ont changé sans que les pans de devant et de derrière ne subissent de révolution. La coupe d’une chemise, c’est un peu comme le design d’une voiture. C’est sa ligne. La majorité de celles que nous trouvons sont dites « classiques ». Le pan de devant est un plus court que celui de derrière afin que ce dernier ne sorte pas de la chemise lorsque vous levez par exemple les bras. Les manches s’arrêtent au début de la main afin que lorsque vous les levez, les poignées ne remontent pas trop haut. La ligne des coutures partant, à gauche comme à droite, des aisselles jusqu’au bas du vêtement, sont parfaitement droites. La chemise forme un arc de cercle sur les côtés. L’arc de cercle est plus ou moins prononcé selon les fabricants qui économisent du tissus en restreignant la longueur de leurs chemises, de ce fait, du fameux arc de cercle. Evitez. Une chemise ainsi coupée ne « flotte » pas ni ne met en évidence un ventre un peu arrondi. Plus la coupe sera cintrée, moins ce sera le cas, le principe du cintrage consistant à fuseler la chemise entre la poitrine et le bassin pour lui faire épouser plus ou moins la forme du corps.
Le « plus ou moins » a son importance. Les fabricants proposent en effet de plus en plus des chemises « semi-cintrées» (semi-fitted) ou cintrées (fitted) .
Le semi-cintré a le vent en poupe en ce moment. Le fuselage du corps s’accompagne de celui des manches de sorte que, tout en restant confortable et en permettant tous les mouvements, cette chemise met particulièrement en valeur le corps des hommes.
Raison pour laquelle tous les hommes ne peuvent pas se permettre d’en porter. Fut-ce à la mode, ce type de coupe ne convient pas à tous les physiques. Embonpoint s’abstenir !
L’animateur de télévision Benjamin Castaldi porte des chemises cintrées. Sébastien Cauet, aussi, semble-t-il. Cela lui va moins bien. Les hommes politiques restent classiques pour la plupart d’entre eux, même si Nicolas Sarkozy semble porter des chemises semi-fitted sous ses costumes plus cintrés qu’auparavant. Les acteurs de cinéma sont les ambassadeurs de la coupe « fitted », de Vincent Cassel à George Clooney, comme les créateurs de mode, Giorgio Armani en tête, malgré ses soixante-dix ans passés. Il n’y a donc pas d’âge pour changer de coupe de chemise.
Motifs, couleurs?
En coupe cintrée, ou en coupe non cintrée, côté coloris et motifs, tout est permis. le plus important étant d’assortir intelligemment le coloris ou es motifs en question.
Le mariage de la coupe et du col
Si la coupe de chemise classique convient à tous les cols et tous les tissus, les cintrées/semi-cintrées ne se marient pas bien avec tout. Le button down par exemple tolère le « semi-fitted » mais pas plus. Un col relevé a plutôt une coupe classique sans parler des cols moins en vogue, l’Anglais en ce moment. Tous les autres cols classiques supportent parfaitement le « fitted », qui peut être indifféremment porté avec un costume et une cravate comme sur un jean, un bouton défait en haut, deux en bas, pans sur le pantalon, manches légèrement relevées sur les poignées s’il fait doux.
Et les polos?
N’oublions pas les polos homme ou les polos femme dont les coupes, les couleurs et les tissus varient au gré des marques. Les fabricants américains comme Ralph Lauren se distinguent par un pan arrière beaucoup plus long que celui de devant. C’est même devenu une marque de fabrique très imitée. Sauf des grandes maisons comme Lacoste qui ne fait pas varier la coupe du bas de ses chemises mais a, ces dernières années, créé des lignes de polos « semi-fitted », et ajouté de l’élasthanne (un tissus un peu élastique) au fameux coton de ses chemises. Fred Perry comme Hackett ont emboîté le pas, cette dernière lançant la mode de la chemise façon polo (le sport). Les motifs marquant l’appartenance à telle ou telle team, avec un numéro de un à quatre (chaque équipe de polo compte quatre cavaliers). Mode largement reprise. Regardez les photos du prince Charles d’Angleterre jouant au polo, justement.