
Les différentes formes de col
Le col inamovible est une invention récente ! Les chemises n’en sont systématiquement pourvues que depuis les années 40.
L’innovation, depuis, s’est principalement portée sur les différentes formes. Il en existe une multitude du col 3 boutons au col Danton, et du col Italien haut au Buckle collar.
Revue de détail sur les modèles de col les plus traditionnels:
Le col classique
Turndown collar. C’est à la fois le plus classique et le plus habillé. Il est assez large, recouvre plus le cou que les autres. Cela en fait un col « habillé » voire distingué lorsqu’il est fermé et pourvu d’une cravate. Les pointes sont plus ou moins longues (6 à 9 centimètres en moyenne). Chaque pan possède la plupart un espace où loger des « baleines » qui permettront de le rigidifier. Le dessin de ce type de col est aussi utilisé par la plupart des fabricants de chemises dites « classiques », voire de week-end. Le style « friday wear » qui désigne un style décontracté vaut aussi pour les chemises et leur col. Il prend cette forme dans ce cas. Mais ne se voit pas affublé de baleines. Il devient donc mou, souple, il rebique, bouge. Il fait décontracté. Pas négligé. Qui porte ce type de col ? La plupart des hommes d’affaires et politique. Nicolas Sarkozy, François Mitterrand, Jacques Chirac soit les trois derniers président de la Ve République française. Les présentateurs de télévision comme Laurent Delahousse ou Patrick Poivre d’Arvor.
Button down (ou encore soft roll collar). Un col inventé par la société américaine Brooks Brothers. Principe désormais archi connu : le col, souple, est accroché à la chemise par deux petits boutons. Ce type de col peut se porter avec ou sans cravate. Il n’est jamais rigidifié par des baleines car la souplesse est l’une de ses caractéristiques. La longueur en est une autre. Comme le « pointu » du col que seules les grandes maisons comme Brooks Brothers réussissent à la perfection. Le button down se porte aujourd’hui la plupart du temps sans cravate. Certains vont jusqu’à dégrafer les deux boutons du col. Une regrettable faute de goût. Mieux vaut dans ce cas porter une chemise à col classique ou italien dépourvu de boutons. Le button down supporte difficilement plus de deux boutons dégrafés. Il arrive qu’outre les deux boutons du col, un troisième soit placé sur la partie arrière du col. Cela permet de la faire encore mieux « tenir ». Qui porte ce type de col ? Le journaliste-écrivain Philippe Labro est un adepte, avec ou sans cravate. L’emblématique patron de la Fiat, Gianni Agnelli en portait et était client de Brooks Brothers.
Cutaway collar ou spread collar en Angleterre et de l’autre côté de l’Atlantique. Il se reconnaît facilement à un détail : son évasement. Au lieu de converger l’une vers l’autre, les deux pointes partent vers l’extérieur. Chaque pan fait 6 à 8 centimètres de long. Il peut y avoir jusqu’à 13 centimètres entre chacune d’elles. Ceci présente l’intérêt de « dégager » le cou.
D’aucuns le considèrent comme le plus élégant. Affaire de goût. Il est conçu pour être porté avec une cravate. Il reçoit une baleine dans chaque pan, ce type de col ne supporte pas la mollesse. Qui porte ce type de col ? Le Prince Charles d’Angleterre par exemple.
Le col anglais (ou tab collar)
Il est court (4 centimètres en général) et tombe quasiment à la verticale. Sa spécificité vient de ces pattes reliées entre elles par un bouton classique ou pression. Ce col a été inventé par le prince de Galles Edouard VIII lors d’une visite aux U.S.A.. Il se porte obligatoirement avec une cravate même si certains étudiants américains ne détestent pas l’arborer sans, le premier bouton défait, sous un pull à col rond ou en V. Le porter sans cravate avec une veste détonne. Il existe une copie américaine du col anglais, le « pin collar » : les deux pointes sont reliées par une épingle pouvant prendre différentes formes. La partie centrale est cachée par la cravate, on n’en aperçoit que les extrémités. Le PDG d’EDF, Henri Proglio, est un adapte du col anglais.
Le col amovible
Attachable collar. Celui-ci court de moins en moins les rues. Quelques esthètes tels l’écrivain américain Tom Wolfe continuent de le porter. Les cols du créateur Karl Lagerfeld pourraient aussi en être mais l’information n’a pu être vérifiée. Ce dernier portant une version spécialement haute.
Le col « pelle à tarte »
Très développé dans les années 70 et suivantes en Europe et aux U.S.A., il est particulièrement bien incarné par les chanteurs du groupe Bee Gees ou Claude François. Le col est exagérément long, parfois généreusement ouvert sur la poitrine. Les pans partent vers les épaules. Ils les touchent presque. On trouve ces modèles chez certains fabricants. Une bonne idée pour vous déguiser et faire rire vos enfants.
Réservé à l’usage du smoking ou de l’habit. Il ne se porte qu’avec un nœud papillon. Il faut en avoir un dans sa garde-robe. Quitte à ne le porter que tous les trois ans.




